Novembre 2012

Quelques messages de pèlerins, de retour chez eux avec les yeux pleins d’images de Terre Sainte

Nous rapportons ci-après quelques témoignages de pèlerins, venus sur les Lieux Saints et rentrés chez eux, enrichis de l’expérience de leur rencontre avec Jésus.

Chaque instant est gravé dans mon cœur

Je remercie vivement pour l’attention manifestée et pour l’accueil offert pendant le pèlerinage. Je garde chaleureusement dans mon cœur chaque instant vécu en ces lieux saints.

Maurizio, juillet 2012

Un voyage après lequel on oublie ceux d’avant

L’enthousiasme ressenti depuis Nazareth, d’où nous sommes partis, jusqu’au Mont des Béatitudes, au Lac de Tibériade, à la ville de Capharnaüm dans laquelle Jésus a vécu après avoir quitté Nazareth, à la Basilique de la Nativité, au Saint Sépulcre, à la ville de Jérusalem, a été un crescendo d’émotions et d’“immersion” dans l’esprit de la foi en Jésus Christ. A présent, tout ce que j’ai vu défile devant mes yeux et je retraverse mentalement les lieux visités : la brise légère qui nous caressait au Mont des Béatitudes ; le circuit sur le lac de Tibériade en pensant à Jésus, qui l’a traversé ; le réveil tôt le matin pour aller à la Basilique de l’Annonciation, à la Nativité et au Saint Sépulcre dans lequel le moment le plus fort a été la messe latine de 5h30 accompagnée de chants grégoriens et de l’orgue et tout de suite après, en présence d’un nombre restreint de fidèles, la viste plus longue que d’habitude au Sépulcre. Sans oublier le Mont Tabor qui donne sur la vallée d’Esdrelon, si verdoyante et luxuriante, ainsi que la vue imprenable qui s’étend sur cette plaine et vous rappelle le Christ qui a vu tout cela et parcourait ces rues.

Même le contexte social de ces lieux ne m’a pas laissée indifférente : les contrastes se perçoivent inévitablement… Maintenant, mon désir est d’y retourner, mais en me concentrant sur Jérusalem, que je n’ai pas pu voir en entier à cause d’un accident. J’ai tout de suite eu la certitude que cela a été un signe pour que j’y retourne. J’encourage quiconque veut entreprendre un tel voyage de l’affronter avec foi. Après un tel voyage, on oublie ceux d’avant, mais la conscience que Dieu nous accompagne sur le trajet qu’il a établi pour chacun d’entre nous est un crescendo de certitude que le Christ est venu sur cette terre pour nous rédimer et nous sauver.

Angela, février 2012

Soixante-dix ans et l’enthousisame de retourner en Terre Sainte

 

Il y a tellement d’émotions liées à un séjour voyage-travail et pèlerinage en Terre Sainte, mais encore plus si ces voyages (au moins 5 en 2 ans) ont été faits par une septagénaire comme moi. Je fais partie d’un groupe de personnes ayant décidé de s’unir en une association pour aider la Terre Sainte, mais surtout pour s’aider soi-même, pour pouvoir grandir et développer sa propre foi. Nous avons travaillé à Nazareth, à Capharnaüm, à Magdala, à Jérusalem, etc.

Nous nous sommes tous sentis comme Marie : une personne choisie. Je porte donc en moi une grande gratitude à l’égard de Marie, Mère spéciale à qui nous nous sommes confiés chaque jour et à qui nous nous confions. Jérusalem entre dans le cœur, laisse sans souffle, quelle que soit la religion de la personne. Là-bas, on ne peut pas ne pas prier, ne pas se confier à l’entité en laquelle on croit.

En nous promenant dans les ruelles de Jérusalem, il nous semble toujours rencontrer la même question : quelle rue dois-je prendre ? Je choisis la route qui me rappelle l’amour de Dieu, je choisis l’espérance, je choisis de me souvenir qu’en cette Terre, le Verbe s’est fait chair et est désormais dans nos entrailles ! Je choisis de croire que Dieu est présent dans chaque situation, même négative. Et je choisis l’amitié de personnes qui me réfèrent à celà.

Alba, mai 2012.

Le véritable objectif

En 2011, j’ai eu la possibilité de participer au pèlerinage organisé par la Paroisse SS Pietro e Paolo de Lissone (Italie), guidée en ce temps-là par l’abbé Pino Caimi (Custode du Saint Sépulcre). Ce pèlerinage avait comme thème central la “véracité historique” de la vie du Christ, thème qui me touche particulièrement. Le parcours était fascinant, passant le long de sites connus dans le monde entier et d’autres sites moins connus. L’Israël était pour moi un monde inconnu et comme première impression, j’ai été stupéfait de voir :

– un Etat très développé concernant les jeunes

– des panoramas insolites : du vert bordé par le désert, le Jourdain et la Mer Morte et  .. Jérusalem !

JESUS CHRIST : c’etait mon objectif, j’étais venu en Israël pour mieux connaître son histoire sur Terre : j’ai eu des confirmations ! Le Christ est réellement passé par ces rues et ces lieux de la Palestine ! Je n’en étais pas sûr avant, mais le fait de voir de mes propres yeux que tout ce que j’ai lu, entendu à l’église, par ma famille et mes amis est l’Histoire, m’a rempli le cœur de gratitude ! Le véritable objectif est cependant celui de rendre un hommage quotidien au Christ et je me rends compte que seule la compagnie de l’Eglise, des frères, la catéchèse et la liturgie  sont en mesure de maintenir ma foi vivante.

Michele, mars 2012.

Une rencontre qui enrichit le pèlerinage

Encore merci pour votre disponibilité, les paroles reçues durant la rencontre avec le groupe ont enrichi encore plus la beauté du pèlerinage. Je vous souhaite un travail profitable, à bientôt, si Dieu le veut.

Frère Salvatore, juillet 2012.

A pied dans les rues parcourues par Jésus.

Nous sommes un groupe de Vérone et en août 2008, après l’avoir reporté deux années de suite à cause de nombreux doutes sur la réalisation et pour la sécurité des participants, un groupe composé de 38 membres a effectué le pèlerinage à pied en Terre Sainte depuis Akko jusqu’à Jérusalem (pour plus d’informations, allez voir www.pellegriniverona.it). A notre retour en Italie, une de nos membres a écrit le compte-rendu suivant pour pouvoir partager notre expérience avec tous ceux qui aimeraient effectuer ce pèlerinage en Terre Sainte mais sont bloqués par tant de doutes et, comme cela nous est arrivé à nous aussi, continuent de reporter leur visite de cette terre, complexe mais très belle.

Je reviens de mon pèlerinage dans les rues parcourues par Jésus, à pied depuis Akko jusqu’à Jérusalem (Collina del Papa). Une chaleur torride, mais beaucoup d’enthousiasme, de la fatigue peut-être, mais une détermination sans discussions, la profondeur des sensations indélébiles, la prière et le chant, la solidarité et l’amour vécus, l’histoire et la réalité historique actuelle, les témoins qui assistent et les témoins qui témoignent, les rencontres indélébiles et les intentions de collaboration active, l’étude émue des pierres reliques de l’Histoire et la rencontre émouvante avec les pierres vivantes, les hommes et les femmes chrétiens en Terre Sainte. Il est vivant près de nous, prévenant et très affectueux, Jésus. Voici une “synthèse synthétique” du voyage.

C’est incroyable, ce que nous avons réussi à faire ! A énumérer les choses vues, les rues visitées, les rencontres, il semble impossible d’avoir réussi à tout faire en deux petites semaines, et aussi d’avoir trouvé le temps de se divertir et d’aller se baigner dans la “Mer” de Tibériade et dans la Mer Morte comme des “mortels communs en vacances” ! Nous étions une famille de 38 personnes. Age moyen : 60 ans. La première chose émouvante et instructive est justement de découvrir qu’il ne s’agit pas de personnes “bioniques”, mais de personnes normales, âgées dans certains cas, avec les petits ennuis de santé qu’on connaît (deux avec pacemaker, deux sous Eutirox, beaucoup avec des douleurs d’arthrose, quelques-uns avec des pieds non parfaits, d’autres avec des cicatrices d’interventions chirurgicales aux ligaments, d’autres encore avec des problèmes de circulation sanguine et de tension artérielle…), et pourtant, elles se sont inscrites à un pèlerinage à pied sous 40 degrés et un taux d’humidité vertigineux, pour faire 25 kilomètres par jour à pied sous le soleil, dormir chaque nuit dans un lit différent… et elles l’ont fait ! Vouloir et pouvoir. Savoir que Dieu vous accorde un cadeau et le prendre avec gratitude et engagement est déjà de la foi. Savoir prendre avec courage les opportunités, même quand il serait plus facile de céder aux malheurs, est déjà un exemple qui donne aux autres de la force pendant les moments difficiles. De même, la communion, l’amour, la sympathie, la bienveillance qui lient les pèlerins d’âges, de formations et d’expériences différentes sont des témoignages. Peut-être que le soir, la fatigue et la chaleur mènent parfois (mais rarement) à des prises de becs, mais 5 minutes plus tard, on s’aime à nouveau et on plaisante comme avant sans aucune conséquence. La chrétienté, c’est aussi ça. Tout comme trouver le repos et la force, parfois un vrai courage, tout le long du chemin, récitant le Rosaire ensemble, et le pas se fait tout de suite plus rapide, et avec la Mère de Dieu comme seule compagne de voyage, et en chantant ensemble de tout cœur. Tout comme le partage de la nourriture et de l’eau du sac à dos quand elles commencent à manquer pour la majorité. Tout comme le partage de la gratitude la plus joyeuse envers la Providence lorsque, à bout de forces, on vous offre un buffet inattendu (un épisode parmi d’autres : le premier jour déjà, de Akko à Ib’lin, vers la fin du trajet, vers midi, écrasés par la chaleur, en crise, nous rencontrons une pergola de raisins et une famille chrétienne qui nous accueille à l’ombre, ceuille les raisons de la pergola pour nous, nous laisse utiliser l’eau courante, nous offre une caissette de tomates… nous sommes “ressuscités” !).

Nous avons visité des choses qu’aucun pèlerinage normal en terre Sainte n’a le temps ni la possibilité de s’offrir. A partir de la ville d’Akko, jusqu’aux fouilles inédites de Nazereth, à la tombe présumée de Jéthro dans un sanctuaire druze vers Kfeir Hattin, à la tombe présumée de Moïse, près de Jéricho, à la tombe de Zachée à Jéricho, au Musée du bateau de Tibériade à Génésareth, à Masada, pour donner quelques exemples. Et nous avons vécu les lieux saints “habituels” avec une rare intensité, en faisant le tour de Jérusalem à pied.

Nous avons fait des rencontres importantes. Le patriarche latin de Jérusalem nous a parlé des chrétiens de Terre Sainte, et il nous a dit que nous devions tous nous sentir chez nous car nous faisons tous partie d’une seule et même église. On dit qu’en Palestine, il n’y a que 2 pour cent de chrétiens catholiques mais, comme le souligne le patriarche, ce n’est pas vrai, les millions de catholiques du monde entier sont ici, parce que nous sommes une seule et même Eglise, une seule et même famille, et là-bas en Palestine, ils ne se sentent ni peu nombreux ni abandonnés parce qu’ils savent que tous les chrétiens sont avec eux et que nous sommes nombreux ! Le problème local majeur est l’émigration. Les chrétiens palestiniens doivent comprendre que leur mission est de rester, de ne pas abandonner la Terre Sainte, mais d’y maintenir la présence chrétienne. Que pouvons-nous faire d’Italie ? Le patriarche nous confie “les trois P” : 1.  Pèlerinage. Venir en terre Sainte en tant que pèlerins et apporter une solidarité visible : voir, rencontrer des personnes, les réconforter par la simple présence. 2. Prier. Prier seul ou en groupe, organiser des veillées : la prière a raison de tout et nous y croyons tant. 3. Projet. Adopter ou lancer un projet concret et constant pour aider les chrétiens et les pauvres de la Terre Sainte.

Renata, mars 2012.

25 ans de mariage fêtés avec un voyage à Jérusalem et avec un geste de solidarité envers les chrétiens de Terre Sainte

Nous avons fait de nombreux voyages dès nos fiançailles, puis encore quelques-uns avec nos deux premiers enfants, lorsqu’il étaient petits. Ensuite, trois autres enfants sont arrivés et avec eux, de nouvelles responsabilités, le travail de plus en plus prenant et par conséquent, moins de temps et d’argent pour se distraire et voyager. Ainsi ont passé les années, rapidement mais intensément, et nous arrivons à un bel objectif : 25 années depuis le jour où nous avons dit “oui” devant tout le monde et le Seigneur. Un objectif qui mérite d’être souligné pour remercier le Seigneur surtout, et puiser de nouvelles forces en renouvelant le Sacrement. Un voyage. Ce serait superbe, également pour se retrouver un peu tous les deux !  Ainsi, après quelques difficultés d’ordre organisationnel, des obligations professionnelles à suspendre, des enfants à loger, nous avons réussi à profiter du pont de carnaval pour partir pour une destination tant désirée et digne d’un tel anniversaire : la Terre Sainte !

Séjour court mais très intensif, vécu avec des amis qui avaient déjà visité ces lieux ou qui y vivaient depuis longtemps. Ils nous ont guidés dans les lieux les plus importants avec le désir de nous témoigner une foi qui se trouve confirmée en cette terre et devient comme plus réelle et concrète. En même temps, on touche du bout des doigts une réalité politique et sociale pour laquelle on se rend compte à quel point la présence chrétienne en ces lieux est importante et difficile par la même occasion. Au moment de rentrer, à l’aéroport, nous avons été soumis à des contrôles stricts et à des attentes exaspérantes. Mais nous sommes conscients que ceci n’est pas la plus grande difficulté pour quitter ces lieux qui nous appartiennent désormais et auxquels nous appartenons pour l’histoire qui nous lie à Jésus, à Marie et aux apôtres.

Cette Terre, ses parfums et ses contradictions sont restés gravés en nous. C’est pourquoi, une fois de retour à la maison, lors de la fête avec les amis et la famille pour notre anniversaire de mariage, nous leur avons demandé de ne pas faire de cadeau, mais de faire un don pour soutenir la présence chrétienne en Terre Sainte. A notre grande surprise, ils se sont tous ralliés avec grande générosité. Par conséquent, nous nous joignons à nos amis pour vous envoyer ce don avec notre prière pour cette terre et pour tout le peuple chrétien.

Barbara et Gianni, août 2012.

Trente fois à Jérusalem, pour rencontrer “le gardien du jardin”

Le mois prochain, je retournerai à Jérusalem pour la trentième fois. J’y suis allée pour la première fois vers la fin des années 80 en tant que pèlerin et volontaire au Romitaggio de Gethsémani.

Des temps durs, il n’y avait pas encore beaucoup de gens, peu de moyens et un frère plein d’enthousiasme pour transformer une partie du jardin des oliviers en lieu de prière et de paix. Le travail était très pénible mais les temps de prière nous rechargeaient, tout comme voir le jardin changer grâce à notre travail. Mais nous avons aussi changé à l’“interieur”, le “gardien du jardin”, du fond du ciel, nous a cultivés, nous a changés ! Au fil des années, j’en ai reconnu les fruits, la paix dans le cœur même dans des circonstances graves de la vie, et tant de confiance. J’ai 78 ans maintenant, mais l’esprit est le même que celui qui m’a poussée à y retourner, à aider, à me laisser “retravailler” en taillant les sarments desséchés qui poussent encore là-bas et ici en moi. Evidemment, j’ai désormais changé de type de travail et aussi de lieu. Un monastère silencieux me convient mieux. Le travail de repassage et de cuisine me donne une tranquillité intérieure et extérieure. Mais jamais loin de Jérusalem ! “ma langue se scellerait au palais si je t’oubliais, Jérusalem”. Merci Seigneur, merci !

Mariangela, mai 2012.

Capharnaüm est aussi ma maison

Capharnaüm, une des émotions les plus fortes. Ici, on sent la proximité de Jésus, hôte de la maison de Pierre. Une maison qui devient immédiatement maison-église, signe de l’Eglise qui devient la maison de Jésus. Il y a dix ans, l’émotion fut grande et explosive ; cette fois, cela a été comme rentrer à la maison.
Aujourd’hui justement, en faisant un tour en moto dans notre région, je suis passée devant le Lago dell’Accesa, et j’ai eu une pensée pour le Lac de Galilée. Alors je me suis amusée à chercher les différences entre nos collines et celles autour du Lac ; il y en avait tant : la végétation, les différentes propriétés dans la plaine et les fermes sur les sommets. Puis en observant le paysage, j’ai remarqué les champs, tout juste ensemencés ou prêts pour les semailles du grain, et ils m’ont fait penser au pain et à Jésus, qui avec son incarnation nous a donné la vie ; les rangées de vignes, jaunies à présent, m’ont par-contre rappelé que Jésus nous a donné sa mort, puisque nous avons le salut éternel ; les collines tapissées d’oliviers me parlaient du Christ, de l’ “Unto del Signore” et les troupeaux au pâturage rappelaient l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde.

Alors, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas tant de différences, car ici aussi, il est possible de ressentir la présence du Seigneur et de le sentir tout près. L’émotion s’est encore renforcée à la pensée que Jésus, comme il a été l’hôte de Pierre, est aussi l’hôte dans ma maison, s’assied à ma table, se repose dans mon lit. Capharnaüm est aussi chez moi… et ma maison est Capharnaüm.

Ilaria, mai 2012.

Que de richesses dans cette vie commune partagée

Une fois de plus nous revenons de notre pèlerinage en Terre Sainte. Que de richesses dans cette vie commune partagée pendant dix jours. La vie des uns et des autres déteint un peu sur chacun de nous, la joie naïve des uns, les émotions des autres, les émerveillements d’un troisième. Et cette redécouverte d’une foi qui sommeillait au fond de nous ! Et qui se réveille et s’enrichit des lieux découverts, des textes lus, des célébrations partagées, des rencontres nous donnant à voir la vie de ce pays si complexe. Dix jours, coupés du monde, et en même temps, en plein dans ce monde compliqué qu’est la Terre Sainte.

Groupe de pèlerins de Limoges, mars 2012.

A Bethléem pour adorer l’enfant Jésus et tous les nouveaux enfants Jésus de cette terre

Nous sommes partis à cinq : Antonio, Maria Grazia, Lucia Samuela, ma femme Carla et moi. Le but du voyage était de visiter la maison Hogar Nino Dios de Bethléem, une institution gérée par les Sœurs du Verbe Incarné qui assistent des enfants palestiniens atteints d’handicaps graves, et leur apporter une contribution économique, mais surtout, il y avait le désir de prendre à nouveau dans nos bras les sœurs et les enfants, de nous rendre compte en personne de l’état d’avancement des travaux de restructuration de la Hogar et des besoins les plus urgents. De plus, nous voulions, par notre présence physique, confirmer notre soutien aux frères chrétiens qui vivent des moments difficiles dans les territoires palestiniens. Nous avons eu la chance de dormir à Casa Nova, le logement pour les pèlerins géré par des franciscains de la Custodie de Terre Sainte attenant à la Basilique de la Nativité. Il était donc aisé de pouvoir participer à la messe dans la Grotte de la Nativité à 6 heures du matin.

Après avoir adoré l’enfant Jésus, nous sommes spontanément allés à un peu plus de cent mètres de là, à la Hogar pour rendre visite aux nouveaux enfants Jésus, les petits palestiniens rejetés par tous et accueillis avec amour par les jeunes sœurs. Ce qui frappe le plus dans la Hogar est l’amour avec lequel les enfants sont pris en charge, le sourire et la joie qui transparaît du visage des sœurs, même entre tant de difficultés et de moments douloureux.

Nous avons vu la pauvreté des pays palestiniens, avec les rideaux de fer des magasins fermés, les terrains souvent incultes et arides à cause du manque d’eau, nous avons visité les écoles et les crèches gérées par des frères et des sœurs, qui abritent à la fois des enfants arabes chrétiens et musulmans, les éduquant au respect réciproque. Les chrétiens palestiniens sont désormais réduits à un petit pourcentage de la population, même à Bethléem où, jusqu’à il y a quelques décennies, ils étaient en majorité, car avec les difficultés sociales et politiques, quiconque en a la possibilité émigre. Les chrétiens de Bethléem vivent surtout du commerce avec les pèlerins qui, ces dernières années, depuis la construction du mur, sont en forte baisse. Il est par conséquent important pour la survie des chrétiens palestiniens d’aller en pèlerinage en Terre Sainte. Mais un vrai pèlerinage ne doit pas être une visite rapide aux lieux sacrés, aux pierres piétinées par Jésus ; il faudra également trouver le temps de rendre visite aux “pierres vivantes”, c’est-à-dire aux chrétiens palestiniens, aux paroisses, aux hôpitaux, aux écoles, aux institutions  gérées par des religieux. Il est aussi important, pour aider les chrétiens palestiniens et favoriser l’économie locale, de choisir de passer la nuit à Bethléem.

Franco, mai 2011.

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Pour nous raconter votre pèlerinage, votre rencontre avec les franciscains dans les Lieux Saints et avec les pierres vivantes de la Terre Sainte, écrivez-nous à info@proterrasancta.org

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