“ Je veux vivre là où Jésus a vécu !”: les voix des chrétiens de le Vieille Ville de Jérusalem

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Publions l’article d’Auriane, stagiaire française en urbanisme qui a travaillé pendant trois mois au Bureau Technique de la Custodie de Terre Sainte. Jour après jour, elle a vécu la restauration des maisons de la Vieille Ville, réalisée grâce au projet “Jérusalem, Pierres de la Mémoire” soutenu par l’Association pro Terra Sancta. Son travail consistait à étudier la structure des hosh – les cours autour desquelles s’organise la vie des familles de la Vieille Ville – à travers les voix des chrétiens qui y habitent.

Véritable dédale labyrinthique pour les plus complexes, un hosh est unique sous tous les plans : social, architectural, environnemental etc. Autrefois habité par les membres d’une seule famille, le hosh est aujourd’hui la réponse à la crise immobilière et à la surpopulation de la Vieille Ville. De plus, à l’heure de l’individualisation de l’espace et du repli sur soi, il conserve un fort potentiel en tant qu’espace de sociabilité et de partage pour des habitants d’origines diverses. “L’espace de la cour est favorable au vivre ensemble, mais si tu as de l’espace et qu’il n’y a personne ça ne sert à rien”:affirme une femme de soixante ans habitant à Dar el Consul.

Plus qu’une typologie architecturale, c’est un mode de vie, un témoin discret de l’évolution urbaine et sociale de la trois fois sainte Jérusalem. La proximité spatiale signifie également une proximité avec les lieux saints, symboles d’espoir et de protection. Une femme exprime le sens ultime du fait de vivre à Jérusalem: “l’important pour moi c’est de vivre là où Jésus a vécu”.

Cette symbiose unique, quasi organique avec la ville sainte, forge à la fois le corps et la foi des chrétiens de Jérusalem! “Je souffre du dos et des jambes mais quand j’entends les cloches du Sépulcre c’est comme un appel “Lève toi et viens!”: affirme une femme d’Issak Bek.

“La Custodie est une bonne église car elle prend soin de ses chrétiens” :dit un homme de quarante ans du hosh Bastoli. C’est dans cet esprit que le projet Pierre de la Mémoire officie pour la rénovation des maisons bénéficiant aux chrétiens pauvres de Jérusalem. A travers ses interventions sur la pierre, l’équipe du bureau technique contribue depuis des années au maintien de cette mémoire chrétienne.

Pour lire l’article complet d’Auriane cliquez ici.